Bombsong

Bombsong, résumé

« Personne n'a mérité que l'on lui concède pendant quatre-vingt ans la paix, la liberté et la prospérité. »

Un monodrame sur la vie intérieure d'une auteur d'un attentat suicidaire, satire caustique des enfants de la prospérité, adieu d'une martyre, fantaisie de violence, désir ardent de la catastrophe, requiem … Le monologue « Bombsong » de Thea Dorn – écrit en 2001 et représenté pour la première fois en 2002 au Theaterhaus de Stuttgart – offre des variations et des possibilités d'interprétation intéressantes.

La surabondance de prospérité, la facilité et l'ennui d'une vie sans résistance dans le luxe, le manque de problèmes et la nullité résultante de leurs solutions et de la lutte pour des objectifs (de temps en temps sublimes) confrontent la protagoniste à un vide auquel elle s'oppose avec le projet de faire sauter ce monde. Sans être poussée par des idées politiques, religieuses ou idéologiques, l'admiratrice de Jeanne d'Arc est convaincue que c'est son destin de délivrer, le lendemain, les passagers du train, y inclus elle-même, par son attentat à la bombe.
Elle est poussée par la saturation, la solitude, l'aliénation par rapport au monde, le cynisme et surtout la donation de sens du massacre projeté.